À côté de son activité de responsable commercial, Éric Van de Wynckele a cofondé Le XXI à Rouen, dont il est le président bénévole. Un restaurant qui emploie 11 jeunes porteurs de handicap intellectuel. Ici, on mitonne des plats traditionnels… et une autre manière de travailler.
Installé à Rouen, le restaurant le XXI emploie et forme majoritairement des personnes en situation de handicap mental ou cognitif. Un modèle inclusif qui fonctionne !
© Florence Brochoire.
Éric Van de Wynckele : « Ma fille est trisomique. À ses 20 ans, nous lui cherchions un établissement et il n’y en avait nulle part ! Lors d’un déplacement à Nantes, j’ai déjeuné au Reflet, un des premiers restaurants en France à intégrer des jeunes porteurs de handicap. J’ai trouvé ça génial ! Je me suis dit : “Il faut monter ça à Rouen !” Et c’est ce que nous avons fait avec l’association Trisomie 21 Normandie. »
É.V. de W. : « Onze jeunes - trisomiques, autistes ou porteurs de déficience intellectuelle - travaillent ici, en salle ou en cuisine. Tous en CDI. L’un d’eux est aujourd’hui le second du chef, CAP cuisine en poche. Nous avons aussi beaucoup de stagiaires. C’est exactement ce que nous voulions : être un lieu de formation, un tremplin. »
É.V. de W. : « Nous avons démarré en plein Covid, avec un emprunt important. Nous avons un loyer à payer. Pour autant, aujourd’hui, notre restaurant est à l’équilibre. On entend souvent dire qu’il y a un manque de personnel en restauration… Nos jeunes, eux, sont parfaitement opérationnels. Et pour le moment, notre modèle tient ! Pour nous, c’est une réussite. »