Dans l’auto, l’occasion est une solution… pour la réparation ! Moins coûteux, favorable à l’économie locale et meilleur pour la planète : le réemploi automobile est « tout bénef ». Décryptage d’Alexandre-Stéphane Haas, de l’association Sécurité et Réparation Automobiles.
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Alexandre-Stéphane Haas est le directeur de Sécurité et Réparation Automobiles (SRA), association professionnelle qui mène des études et actions visant à réduire le nombre de sinistres et leur coût.
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Alexandre-Stéphane Haas : « Le réemploi, c’est faire réparer sa voiture en utilisant une pièce de carrosserie ou de mécanique identique, provenant d’un véhicule en fin de vie ou accidenté. Cela peut concerner toutes sortes de pièces : un rétroviseur, un pare-chocs ou même un moteur, par exemple. Cette opération se fait dans un centre spécialisé dans le réemploi automobile. »
A.-S. H. : « Les casses automobiles ont toujours proposé des pièces détachées. Mais depuis une dizaine d’années, elles ne sont plus autorisées en tant que telles. Les centres effectuant de la récupération et de la revente de pièces doivent être agréés par l’État : on les appelle les centres VHU (véhicules hors d’usage). Certains centres VHU sont devenus très performants dans la dépollution ou la valorisation du plus grand nombre de composants possible, ils font un travail vraiment incroyable. Aujourd’hui, on peut donc s’appuyer sur des recycleurs de plus en plus vertueux. »
A.-S. H. : « Tout à fait. Le réemploi s’inscrit dans le cadre de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte de 2015. Son ambition est de lutter contre les gaspillages et de promouvoir l’économie circulaire, en développant les filières de recyclage et de valorisation. C’est elle qui a donné l’impulsion. »
A.-S. H. : « Notre observatoire montre que le réemploi s’installe petit à petit dans les usages, même s’il reste encore limité. Aujourd’hui, 6 % des pièces réparées sont issues du réemploi, contre 3,9 % il y a cinq ans. En 2025, 20,9 % des réparations avec une expertise contenaient au moins une pièce de réemploi parmi celles remplacées, contre 11,7 % en 2021. On peut encore faire mieux, mais l’évolution est constante ! Le contexte économique, ainsi que l’augmentation régulière du prix des pièces neuves, contribue à installer cette tendance. »