Enfin, les traitements sont terminés. La maladie s’éloigne, la vie normale reprend… le travail, aussi ! On en parle peu, mais le retour à la vie pro ne va pas de soi quand on se remet d’un cancer. Voici quelques conseils pour vous y préparer.
© hsyncoban - GettyImages
Avant de reprendre une activité professionnelle, je recommence à bouger. Pas besoin de viser un sport intensif : aller nager, faire du yoga, un peu de vélo ou marcher au moins trente minutes par jour… L’activité physique régulière, même douce, est bénéfique pour diminuer le stress et l’anxiété, mieux dormir, mais aussi alléger la fatigue liée aux traitements et stimuler le système immunitaire.
C’est en effet prouvé : le sport limite le risque de récidive dans de nombreux cancers. Chez les femmes ayant eu un cancer du sein, par exemple, la pratique régulière d’une activité physique réduit ce risque de 24 %(1). Mettre son corps en mouvement est également un bon moyen de se le « réapproprier » et peut aider à se reconstruire.
Votre médecin peut vous prescrire du sport sur ordonnance, adapté à votre état de santé et à vos capacités physiques(2). Non pris en charge par la Sécurité sociale, il peut être remboursé par la mutuelle Santé Matmut, sous certaines conditions. Au menu : gym, natation, cardio…
![]()
Pour en savoir plus :
rendez-vous sur matmut.fr
© Magnific
Pendant plusieurs mois, j’ai concentré mon attention et mon énergie sur mon combat contre le cancer et ma guérison. J’ai parfois pris mes distances avec la vie sociale et professionnelle. Dans tous les cas, maintenant que je vais mieux, j’en profite pour voir des amis, aller au cinéma… C’est bon pour le moral ! Si je peux, avant de retourner au bureau, je déjeune avec mes collègues pour reprendre contact avec l’entreprise. Et je propose une rencontre informelle à mon manager pour échanger sur mon état et la manière dont nous envisageons mon retour.
Je prends le temps qu’il faut pour revenir dans de bonnes conditions. D’abord, s’il le faut, je m’organise sur les plans personnel et familial. Je garde à l’esprit que mon arrêt peut être prolongé par un temps de convalescence, prescrit par mon médecin. C’est à moi d’évaluer, avec lui, le moment où je me sens prête ou prêt.
Je peux aussi fixer une visite de pré-reprise avec la médecine du travail, afin de faire le point et de demander, si besoin, des aménagements de temps de travail, de poste… Par exemple, j’ai le droit d’opter pour une reprise progressive, grâce au temps partiel thérapeutique(4) : accordé pour une durée limitée, généralement de trois à six mois, il est renouvelable si mon état de santé le justifie. Je peux aussi le demander après la reprise à temps plein, si celle-ci s’avère trop précoce : des réajustements restent toujours possibles. Mes interlocuteurs ? La médecine du travail, donc, ou les RH de l’entreprise. Enfin, dans les huit jours après mon retour, une visite avec le médecin du travail sera obligatoire.