Le bénévolat des jeunes est en progression : il concerne 23 % des 15-34 ans, contre 16 % il y a quinze ans(1). Pour être bénévole, il faut avoir plus de 16 ans, mais pas besoin d’expérience ni de connaissances spécifiques : ce qui compte, c’est la motivation !
L’un des enjeux, pour les adolescents ou les étudiants, c’est d’expérimenter : faire la lecture à des enfants malades pour découvrir le milieu hospitalier, participer à un jardin partagé pour s’initier à l’agronomie… Autant d’occasions de tester ses idées d’orientation.
Son orientation, Marie Yameogo, 22 ans et diplômée en communication, l’a déjà choisie. Si elle travaille depuis plusieurs mois pour un média associatif, c’est « pour approfondir [ses] compétences et apprendre les codes métier ». Elle ajoute : « Le bénévolat m’a aidée à prendre confiance en moi et à aller vers les autres : quand on est jeune, ce n’est pas toujours facile ! » L’autre mission qu’elle n’oubliera pas : elle a été bénévole aux JO de Paris, en 2024. « J’adore le sport, c’était mon rêve. C’était génial, c’était joyeux… j’avais des étoiles plein les yeux ! »

Le bénévolat est valorisable sur Parcoursup, la plateforme d’accès à l’enseignement supérieur. Dans la rubrique « Activités et centres d’intérêt », le candidat peut mentionner ses engagements associatifs. Cela montre qu’il sait gérer son temps, prendre des responsabilités… Ça peut booster son dossier !
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Pour en savoir plus :
Chez les adultes en âge de travailler, seuls 18 % des 35-49 ans, et la même proportion des 50-64 ans, sont bénévoles.
La première raison, c’est le manque de temps(1). Certes, on peut « juste » tenir un stand lors d’une fête annuelle. Encore faut-il connaître les structures existantes et leurs besoins : s’en rapprocher, déjà, demande du temps !
Quoi qu’il en soit, les bienfaits sont là. En période de chômage, le bénévolat peut aider à garder une activité, avec des objectifs et horaires à respecter. Cela aide à rompre l’isolement, à élargir son réseau… voire à dénicher des opportunités pros ! Dans le cadre d’une reconversion, c’est l’occasion de tester un domaine d’activité. Enfin, avoir un rôle dans une « asso », ça rebooste la confiance en soi !
Gladys Hedou, elle, n’est pas en recherche d’emploi : elle est directrice des Ventes Matmut à Toulon. Chaque année, en juin, elle participe aux Cleanwalks, les marches citoyennes de ramassage de déchets organisées par la Matmut. Ce qui la motive ? « Me rendre utile et agir concrètement pour sensibiliser à la pollution des déchets. Pour moi, participer était une évidence. C’est aussi une manière de contribuer au bien commun, en montrant l’exemple. Le geste est petit, mais ne rien faire me tétanise ! »

Convertir une expérience bénévole en « compétences pros » ? C’est possible, avec la validation des acquis de l’expérience bénévole (VAEB) ! Cette démarche permet d’obtenir tout ou partie d’une certification professionnelle.
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Pour en savoir plus :
L’assurance Responsabilité Civile Vie Privée s’applique pour le bénévolat. Incluse dans le contrat Habitation Résidence Principale, elle couvre le bénévole pour des dommages causés à des tiers. Pour être vous-même protégé en cas d’accident corporel, vous pouvez souscrire une assurance Familiale complémentaire ou Multirisques Accidents de la Vie. De leur côté, les associations ou fédérations prennent parfois des contrats qui couvrent leurs membres. Selon leur activité, certaines ont l’obligation de souscrire une assurance couvrant la responsabilité de l’association en cas de dommages causés à des tiers ou subis par ses membres. Dans tous les cas, renseignez-vous auprès des responsables !