Matmut Info Numéro 56

Repenser le quotidien

Repenser le quotidien

Un accident ou une maladie peut bouleverser l’équilibre du jour au lendemain. Transports, maison, travail… tout le quotidien doit être réorganisé. Alexis Hanquinquant revient sur les étapes qui lui ont permis de retrouver une vie ordinaire.

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Alexis Hanquinquant est connu pour son palmarès impressionnant en paratriathlon. Le multimédaillé, désormais collaborateur du Groupe Matmut, n’a pas toujours eu de prothèse.

En 2010, alors qu’il était maçon, sa jambe droite a été broyée dans un accident de chantier. Trois ans plus tard, il a demandé à se faire amputer. « Le plus difficile à gérer, c’était l’absence totale de visibilité », se souvient-il. Opérations lourdes, incertitudes, fatigue physique et morale… La première fois où il a eu le sentiment de reprendre la main sur son quotidien ? C’était dans un centre commercial. « Je n’aime pas faire les courses. Mais ce jour-là, après trois mois d’hospitalisation, j’ai ressenti quelque chose de très simple : être comme tout le monde. » L’envie était là : continuer à vivre, malgré tout.

Adapter son logement

Quand le handicap survient, des aménagements s’imposent. Pour Alexis, la priorité était de réorganiser son logement : installer un lit au rez-de-chaussée, faire des travaux d’agrandissement pour ajouter une chambre de plain-pied.

Avec le recul, il recommande d’anticiper au maximum ces questions, même en l’absence de handicap. Lors de travaux ou d’une construction, il conseille, si possible, de prévoir des portes plus larges, des toilettes et une chambre au rez-de-chaussée… bref, un logement accessible. Car les problématiques de mobilité ne concernent pas que le handicap : elles peuvent être temporaires, liées à une blessure par exemple ou au vieillissement. Les travaux représentent toutefois un coût important. « Mieux vaut toujours vérifier ses garanties d’assurance pour être sûr d’être bien couvert en cas de besoin, conseille-t-il. Cela permet de gagner du temps, de l’argent et du confort de vie. »

Se déplacer en toute autonomie

Pouvoir se déplacer reste un enjeu clé pour conserver son autonomie. « Théoriquement, j’aurais dû inverser les pédales de ma voiture pour pouvoir accélérer du pied gauche. Mais ça voulait dire que je ne pouvais pas rouler avec un autre véhicule que le mien », explique Alexis Hanquinquant, qui a découvert une autre solution pour être autonome dans ses déplacements.

Un contrôle médical et un bilan avec une auto-école ont permis d’attester qu’il était en capacité de conduire, sans aménagement spécifique. Il a ainsi pu faire reconnaître sa situation en préfecture et adapter son permis de conduire, avec la mention de l’utilisation obligatoire de sa prothèse. « J’ai de la chance. Pour d’autres personnes, paraplégiques par exemple, l’adaptation d’un véhicule est nécessaire et représente un coût supplémentaire élevé. »

Bonne nouvelle

Depuis le 1er décembre 2025, les fauteuils roulants prescrits par un professionnel de santé bénéficient d’une prise en charge intégrale par l’Assurance maladie. Les fauteuils sportifs de loisir peuvent être remboursés jusqu’à 2 400 euros. Les modèles sur mesure ou destinés à la compétition restent soumis à un accord préalable de l’Assurance maladie.