Que ce soit à travers son utilisation ou sa fabrication, l’impact du numérique sur la planète est important. Collectivement ou individuellement, nous pouvons agir pour le réduire. Voici quelques bonnes pratiques à mettre en place dans son quotidien, chez soi ou au travail.
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Avec le simulateur de l’Ademe, Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, je calcule mon empreinte carbone et j’adopte les bons gestes : agirpourlatransition.ademe.fr
Envoyer un email, scroller sur son smartphone, regarder sa série en replay… La pollution numérique désigne toutes les formes de pollution engendrées par le secteur informatique. Elle représente 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre(1).
« Le numérique a moins d’impact environnemental que le papier. »
Pas toujours ! Cela dépend du temps de lecture du document. Au-delà de douze minutes et douze secondes, l’impression papier a moins d’impact que la fabrication numérique(2).
« La dématérialisation permet de réduire les consommations de papier. »
Pas forcément, d’autant plus si l’utilisation de papier recyclé ou respectant des écolabels est privilégiée ! Les utilisations du papier et du numérique sont différentes. Un même support peut donc être imprimé et dématérialisé.
« Les data centers(3), qui permettent de stocker des données, sont la principale source d’impacts environnementaux du numérique. »
Faux ! Aujourd’hui, seulement 16 % de l’empreinte carbone du numérique provient des centres de données (consommation d’énergie, refroidissement des installations…), contre 79 % issue de nos équipements (téléviseurs, smartphones, ordinateurs…)(4).
La Matmut agit aussi en faveur d’une économie circulaire. Le groupe a ainsi réalisé plusieurs dons de matériels en s’appuyant sur l’expertise de Terra-Num. Cette entreprise est cofondatrice du consortium Reboot Écosystème qui répare et revend du matériel reconditionné, tel que des ordinateurs et des téléphones portables. Il favorise également la réinsertion professionnelle en formant les techniciens de demain.
Rencontre avec Thierry Néel, chargé de mission Green IT(5) à la Matmut.
« À la Matmut, nous sommes engagés contre la pollution numérique depuis plusieurs années. Cependant, nous savons qu’il est important d’évoluer, tout en restant vigilants. Dans un monde où l’Intelligence artificielle (IA), très énergivore, prend de l’ampleur, nous devons trouver le bon curseur entre l’intérêt de l’IA et la politique de numérique responsable que mène notre groupe. Notre action est d’ailleurs reconnue : le 18 octobre 2024, nous avons signé la charte numérique responsable de l’Institut du numérique responsable. Elle nous permet de valoriser notre démarche qualité et de renforcer nos efforts. »
En cette fin d’année, j’évite si possible les cartes de vœux numériques. Si je veux souhaiter une bonne année à mamie, je peux aussi lui rendre visite ou lui passer un coup de fil !
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